Food For Your Soul
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Citernes Crevassées
«Ils m’ont abandonné, moi qui suis une source d’eau vive, pour se creuser des citernes crevassées, qui ne retiennent point l’eau.» (Jérémie 2 : 13)
Notre réflexion du mois dernier s’est articulée autour d’Esaïe 55 :1 : «Vous tous qui avez soif, venez aux eaux.» Dans ce passage, Esaïe servit de porte-parole à Dieu, pour lancer un appel au peuple d’Israël, de façon particulière, et aux hommes et aux femmes à travers le temps et l’espace, de façon générale. Quelques siècles plus tard, c’est la même invitation qui nous est adressée, mais cette fois venant de la bouche même de Dieu. En effet, le dernier jour, le grand jour de la fête des Tabernacles, Jésus se tint au milieu de la foule des adorateurs et s’écria : «Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein..» (Jean 7 : 37-38)
Dieu appelle donc les hommes et les femmes de toutes conditions à venir étancher leur soif à la source d’eau vive qu’Il est Lui-même. Mais, il n’y a pas que lui qui appelle; il en est un autre qui élève aussi la voix pour leurrer les assoiffés de ce monde loin de la fontaine de l’eau de la vie. Sa voix est séduisante comme celle des Sirènes qui attiraient les matelots vers les rochers destructeurs.
Tandis que je lisais le Newsweek du 11 juin 2007, quelque chose dans la section appelée PERISCOPE a frappé mon attention, et m’a poussé à écrire cette réflexion autour de Jérémie 2 :13, que j’ai titrée CITERNES CREVASSEES. Il y est question de la montée de la popularité du bouddhisme à New York. L’auteur, Lisa Miller, déclare que «les baby boomers se sont essayés à tout ; ils ont abandonné leurs croyances d’enfance pour d’autres croyances» (l’italique est ajouté pour mettre de l’emphase). Parmi «ces autres croyances», le Bouddhisme occupe une place de plus en plus importante. L’auteur a même cité une certaine Allegra Fonda-Bonardi qui déclare : «Je pense que cette génération est à la recherche d’une philosophie de l’espoir.»
Etre à la recherche d’une philosophie de l’espoir et aller la chercher dans le Bouddhisme, après avoir abandonné la foi de son enfance (entendez par là, la foi chrétienne), n’est-ce pas abandonner la source d’eau vive pour se creuser des citernes crevassées auxquelles on ne peut vraiment s’abreuver, parce qu’elles ne retiennent point l’eau? Depuis quand le bouddhisme était-il une philosophie de l’espoir? Espoir en qui? En personne. Car, en fait, le bouddhisme est une religion athée ; le concept de Dieu lui est totalement étranger. L’homme en est réduit à se hisser de la boue où il se trouve enlisé, en se tirant par les ficelles de sa botte. Espoir en quoi? En un Nirvana hypothétique que Siddartha Gautama lui-même, le Bouddha Suprême, ne semble pas avoir atteint. (Peut-être l’atteindra-t-il à sa cent-millionième réincarnation? Qui sait?)
L’un des plus grands problèmes de l’homme est celui de sa culpabilité devant Dieu à qui il sait instinctivement qu’il doit rendre compte un jour. A ce problème, seul la foi chrétienne apporte une solution satisfaisante. La Bible nous enseigne que Dieu a fait retomber sur son Fils le châtiment que nous méritions. C’est cela l’Evangile, la «Bonne Nouvelle!» Dieu prend sur lui notre culpabilité: «Ce sont nos souffrances qu’il a portées; c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé, et nous l’avons considéré comme puni, frappé de Dieu et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.» (Esaïe 53 : 4-5 )
L’autre grand problème de l’homme est celui de la mort, cet ennemi qui engloutit toutes nos joies et toutes nos espérances. Là encore, c’est la foi chrétienne qui apporte à l’homme la solution la plus satisfaisante en Jésus-Christ. L’Epître aux Hébreux nous dit que Dieu, en Jésus-Christ, a pris notre condition humaine, pour mourir à notre place, afin que par la mort «il anéantisse celui qui a la puissance de la mort, c’est-à-dire le diable, et qu’il délivrât tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie retenue dans la servitude.» (Hébreux 2:14-15) La valeur d’une philosophie ou d’une religion se mesure à sa capacité à aider quelqu’un à entrer dans le sombre tunnel de la mort avec cette certitude exprimée par Job: «Je sais que mon Rédempteur est vivant, et qu’il se lèvera le dernier sur la terre. Quand ma peau sera détruite, il se lèvera; quand je n’aurai plus de chair, je verrai Dieu.» (Job 19 : 25-26)
L’espérance chrétienne ne consiste pas en l’extinction de tout désir – ce qui n’est que pure illusion –, mais en l’élimination, au renouvellement de toutes choses, de tout ce qui rend misérable notre existence ici-bas. «Dieu essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu.» (Apocalypse 21 : 4) Qui dit mieux?
Et dire que des gens abandonnent une telle foi pour embrasser des philosophies ou des religions qui nourrissent les âmes de promesses vaines et illusoires! On comprend l’affliction de Dieu devant l’égarement de ces gens qui se détournent de la source d’eau vive pour se tourner vers des citernes crevassées, qui ne retiennent point l’eau. C’est cela l’apostasie des derniers temps, annoncée d’avance par l’apôtre Paul : «L’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons.» (1 Timothée 4 :1).
Mon ami, ma prière pour vous est que Dieu vous donne un esprit de discernement, pour déceler le danger qui se cache derrière la voix ensorcelante des sirènes de ce monde, lesquelles ont pour unique objectif la destruction de votre âme.
Hubermann Larose,
Assistant Pasteur
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