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Food For Your Soul

by Reverend Hubermann Larose


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Qu’est-ce Que L’Homme?

«Quand je contemple les cieux, ouvrage de tes mains, la lune et les étoiles que tu as créées, qu’est-ce que l’homme, pour que tu prennes garde à lui, le fils de l’homme, pour que tu te souviennes de lui.» (Psaume 8 : 4-5. Lisez tout le Psaume.)

Il y a bien des siècles, le Psalmiste David, par une nuit d’Orient, fraîche, calme et sereine, observait le spectacle à vous couper le souffle du déploiement des astres dans le firmament. Comparant sa petitesse à l’immensité de ce que Blaise Pascal appelait dans ses PENSÉES «ces espaces infinis», il pose à Celui qui en est l’Architecte et le Constructeur cette question: «Qu’est-ce que l’homme?»

C’est la question que nous nous posons aussi dans des situations qui nous donnent à réfléchir sur la fragilité de l’existence humaine. Devant le spectacle d’un homme ruiné par une maladie débilitante qui le rend complètement inutile à lui-même et totalement dépendant d’autrui pour sa survie, on se demande: «Qu’est-ce que l’homme?» Ou entrez dans un hospice où dépérissent des hommes et des femmes, autrefois célèbres et influents, mais devenant chaque jour davantage l’ombre d’eux-mêmes, à cause de cette épouvantable maladie d’Alzheimer, vous vous mettrez peut-être à poser la question: «Qu’est-ce que l’homme?»

Essentiellement deux sortes de réponses ont été apportées à cette question d’une éternelle actualité: la première nous vient de l’humanisme séculier qui est athée et matérialiste. La seconde nous est fournie par Dieu lui-même qui, pour avoir créé l’homme, est mieux qualifié que quiconque pour nous dire ce qu’il est.

Ceux qui professent de l’homme une vue purement matérialiste répondent que l’homme est le dernier aboutissement d’une longue évolution, un cousin plus avancé du chimpanzé ou de l’orang-outan, un amas de cellules arrangées par le hasard et qui se désagrègent à la mort. Il n’y a pas de place dans cette vue pour une vie après la mort ; car, puisqu’il n’y a ni Dieu, ni esprit, ni âme, à la mort tout est fini. La devise de ceux qui embrassent une telle vue est: «Mangeons et buvons, car demain, nous mourrons.» (1 Cor. 15 : 32 b)

La réponse de Dieu à la question «Qu’est-ce que l’homme?» n’est pas seulement la seule vraie, mais c’est aussi celle qui redonne à l’homme sa dignité, contrairement à l’humanisme athée qui, en fait, dégrade l’homme, puisqu’il le considère comme un accident cosmique, un être qui n’a été conçu selon aucun dessein, et qui n’a aucune destinée. Le théologien suisse, Franz J. Leenhardt, a bien raison de dire que «Dieu seul parle bien de l’homme.» Cette réponse remet l’homme à sa vraie place: l’homme n’est pas Dieu, car il a été «fait»; il est donc une créature. Mais pas une créature sans valeur, car il a été «fait de peu inférieur à Dieu» et «couronné de gloire et d’honneur», ayant reçu du Créateur «la domination» sur la création.

C’est à ce point que d’aucuns sont tentés de douter de la véracité de la réponse de Dieu. Car l’homme, tel que nous le connaissons aujourd’hui, exerce, il est vrai, une certaine domination sur les œuvres des mains de Dieu, lorsque l’on considère, par exemple, les prouesses scientifiques et technologiques accomplies par lui aujourd’hui. Mais, à bien des égards, on se demande où est passé cet être «couronné de gloire et d’honneur?» N’est-ce pas que la Bible même parle de notre bassesse et de notre humiliation ? Notre corps actuel est appelé «corps d’humiliation» en Philippiens 3 : 20, «corps corruptible» et «corps méprisable» en 1 Cor. 15 : 42-43. Comment donc comprendre cette contradiction entre ce que nous voyons de l’homme aujourd’hui et ce que David, inspiré de l’Esprit de Dieu, le déclare être ?

Pour bien comprendre cela, il faut considérer les trois états de l’homme – son état passé: tel que Dieu le créa ; son état présent: tel qu’il est devenu après la Chute, et son état futur : tel qu’il deviendra en Jésus-Christ.

I. L’homme est sorti des mains du Créateur dans un état de perfection morale. Aucune trace de souillure, de corruption, ne se trouvait en lui. Cet état de chose avait des répercussions positives dans la nature. Non seulement la paix, l’harmonie, y régnait – car alors, le loup habitait avec l’agneau, la panthère se couchait avec le chevreau –, mais aussi l’homme exerçait sa seigneurie sur la création, sans aucun risque de voir celle-ci se retourner contre lui pour lui faire du mal. Dans le livre de la Genèse, l’exercice de cette domination sur les œuvres de ses mains que Dieu avait donnée à l’homme se manifesta dans l’établissement, par celui-ci, de la nomenclature du règne animal :

« L’Éternel Dieu forma de la terre tous les animaux des champs et tous les oiseaux du ciel, et il les fit venir vers l’homme, pour voir comment il les appellerait, et afin que tout être vivant portât le nom que lui donnerait l’homme. Et l’homme donna des noms à tout le bétail, aux oiseaux du ciel et à tous les animaux des champs. » (Gen. 2 : 19-20)

Tel était l’homme, dans son état originel: «couronné de gloire et d’honneur», en tant que vice-roi de la création, ayant reçu du Créateur la domination sur les œuvres de ses mains.

II. Mais, cette créature, objet de la prédilection divine, n’allait pas tarder à succomber à la tentation de l’Adversaire. A l’instigation de celui-ci, il s’empara de la «connaissance du bien et du mal» que Dieu lui aurait certainement donnée en temps opportun, une fois la période probatoire achevée. Mais Satan le perdit par la même chose qui causa sa chute du ciel: le désir de se faire l’égal de Dieu. (cf. Esaïe 14 : 12-15). Il fit cette suggestion malveillante à la femme: «Vous ne mourrez point ; mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal.» (Genèse 3 : 4-5). Depuis lors, plus rien n’était le même. La mort est entrée dans le monde, et jusqu’à ce jour, la création toute entière est enchaînée dans ce que l’apôtre Paul appelle «la servitude de la corruption», et elle «soupire et souffre les douleurs de l’enfantement» (Romains 8:21-22). L’homme perdit ─ sinon totalement, du moins partiellement ─ sa domination sur la création; car, comme l’a si bien dit un auteur chrétien: «Si l’homme mange les brebis et les bœufs, il est lui-même mangé par les lions et les tigres.»

Tel est l’homme dans l’état de la Chute. Observant l’homme dans cet état, le poète Lamartine, répondant, pour sa part, à la question «Qu’est-ce que l’homme ?», a pu énoncer cette définition assez juste de l’homme: «Borné dans sa nature, infini dans ses vœux, l’homme est un dieu tombé qui se souvient des cieux.»

III

Mais ce souvenir des cieux ─ cette «pensée de l’éternité», comme l’appelle l’Ecclésiaste ─, l’homme le gardera-t-il toujours en son cœur avec regret? Sera-t-il à jamais banni du paradis qu’il a perdu par sa faute ? Non ! Car, s’il y a l’homme tel qu’il est devenu après la Chute, il y a aussi l’homme tel qu’il deviendra en Jésus-Christ. La Bible nous laisse entrevoir ce que sera cet homme:

« Mais notre cité à nous est dans les cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus Christ, qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses. » (Philippiens 3 : 20-21)

Ce «pouvoir de s’assujettir toutes choses», l’homme l’a perdu à cause de sa désobéissance. C’est pourquoi «nous ne voyons pas encore que toutes choses lui soient soumises. Mais celui qui a été abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges, Jésus, nous le voyons couronné de gloire et d’honneur à cause de la mort qu’il a soufferte, afin que, par la grâce de Dieu, il souffrît la mort pour tous. » (Hébreux 2 : 8-9)

L’auteur de l’Épître aux Hébreux veut montrer par là que Jésus est venu au secours de l’humanité, pour accomplir ce qu’elle n’avait pu accomplir à cause de sa désobéissance. Dieu avait ceint le front de l’homme d’une couronne de gloire et d’honneur. Celui-ci la jeta dans la poussière par sa rébellion contre Dieu. Mais le Rédempteur, agissant pour et dans l’intérêt de la race humaine, récupéra cette couronne, comme il l’a d’ailleurs affirmé: «Tout pouvoir m’a été donné dans les cieux et sur la terre.» (Matt. 28 : 18) Il est le Précurseur de l’humanité rachetée par son sang (cf. Hébreux 6:20). En lui, cette humanité a retrouvé sa dignité royale que Dieu lui a conférée sur les œuvres de ses mains. Le jour vient où ceux qui croient en lui, ceux qui ont été rachetés par son sang, seront aussi couronnés de gloire et d’honneur. Le jour vient où cette parole de l’Écriture: «Tu lui as donné la domination sur les œuvres de tes mains» sera vraie non seulement de Jésus-Christ, mais aussi de tous ceux qui croient en lui et qui l’acceptent comme leur Sauveur et Seigneur.

Malheureusement, cette espérance n’est pas pour tous; car il y a deux humanités: celle qui est en Adam, et qui est déchue, et celle qui est en Jésus-Christ, rachetée par lui. On entre dans les deux humanités par la naissance ─ par la naissance naturelle dans l’humanité en Adam; par la naissance spirituelle (la nouvelle naissance) dans l’humanité en Jésus-Christ, appelé « le dernier Adam.» en 1 Cor. 15 : 45. D’où la nécessité de la nouvelle naissance pour faire partie de cette humanité rachetée qui doit un jour entrer dans la gloire (cf. Jean 3 : 3).

Après avoir raté notre destinée en Adam, Dieu nous offre en Jésus-Christ une destinée plus noble, plus élevée encore: celle de régner sur l’univers entier avec notre Rédempteur. Ne voudriez-vous pas, vous qui ne connaissez pas encore Jésus-Christ, saisir cette grâce ineffable que Dieu vous offre, en acceptant Jésus-Christ comme votre Sauveur et Seigneur? Puisse Dieu vous donner la sagesse de le faire maintenant même, avant qu’il ne soit trop tard!

Pasteur Hubermann Larose,
Assistant Pasteur

 


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