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by Reverend Hubermann Larose


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Jésus, le Seul Médiateur

“Il y a un seul Dieu et aussi un seul Médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ, homme”. (1 Timothée 2 : 5)

Jésus, le Seul Médiateur
Il y a un seul Dieu et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ, Homme.
(1 Timothée 2:5)

Le texte sur lequel j’ai basé le message du mois dernier et celui de ce mois se présente sous la forme d’un credo que probablement les premiers chrétiens savaient réciter au cours de leurs cultes liturgiques. Ce credo comporte deux articles, séparés par la conjonction de coordination et. Le premier article est une affirmation de l’existence de Dieu et même de son unicité: «Il y a un seul Dieu.» Cette affirmation ordinairement ne rencontre d’objection que de la part des soi-disant athées. D’une manière générale, la grande majorité des hommes ne conçoivent pas beaucoup de difficultés à admettre l’existence d’un Être Suprême, Auteur du ciel et de la terre. C’est à propos du second article, qui affirme que Jésus-Christ est l’unique Médiateur entre Dieu et les hommes, que la contestation s’élève.

Les adversaires de la doctrine de l’unique médiation de Jésus-Christ viennent des milieux religieux comme des milieux séculiers. Il est navrant de savoir qu’il y a des gens d’église qui mettent d’autres médiateurs à côté de Jésus-Christ. Mais je crois qu’attribuer le titre de médiateur à qui que ce soit d’autre ― fût-ce à la mère de Jésus ― est une offense à Dieu, sur lequel il ne saurait fermer les yeux, car c’est lui qui a dit: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection.» (Mathieu 3:17) Il y a aussi les religions rivales du Christianisme qui élèvent leurs fondateurs au même rang que Jésus-Christ, et parfois même au-dessus de lui. La plus militante d’entre elles est l’Islam dont l’affirmation fondamentale: «Allah seul est Dieu et Mahomet est son envoyé» est l’exacte antithèse de celle du Christianisme: «La vie éternelle, c’est qu’il te connaisse, Toi, le seul vrai Dieu et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ.» (Jean 17:3)

Une autre catégorie d’adversaires vient des milieux intellectuels pour la plupart d’obédience séculière. Il s’agit des «libres penseurs» qui affirment l’équivalence de toutes les religions, tout en critiquant le Christianisme qui a la prétention de détenir le monopole de la vérité. «Pourquoi, protestent-ils, faut-il rejeter la sérénité du Bouddhisme, l’esprit de prière de l’Islam ou la sagesse du Confucianisme?» Le monde ne gagne-t-il pas davantage à croire que tous les chemins mènent à Dieu qu’à continuer d’être fragmenté en plusieurs blocs aux croyances opposées ― ce qui n’engendre que guerres, massacres et toutes sortes de dissensions? ― L’idée paraît généreuse, mais «telle voie paraît droite à un homme, dit l’Écriture, mais son issue, c’est la voie de la mort.» (Proverbes 14:12) Seule la voie tracée par Dieu mène à la vie. Et cette voie, ce chemin, n’est autre que Jésus-Christ.

«Il y a un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme.» Une telle affirmation ne peut manquer de soulever la colère des incrédules. C’est, en effet, une affirmation lourde de conséquences; elle implique qu’en dehors de Jésus-Christ, les hommes et les femmes vont tout droit à la perdition, «car il n’y a de salut en aucun autre, puisqu’il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés.» (Actes 4:12)

Est-ce de l’intolérance, du fanatisme, que dire que le salut est en Jésus-Christ seul; que d’affirmer que Jésus-Christ est le seul médiateur entre Dieu et les hommes? Non ! Et je m’empresse de dire pourquoi.

Le médiateur ― de par l’étymologie latine du mot ― est quelqu’un qui se tient au milieu de deux parties adverses pour tenter de les réconcilier. Cela exige du médiateur qu’il soit assez au courant des intérêts des deux parties pour pouvoir les défendre, sans porter préjudice à l’une ou à l’autre. Il doit donc connaître à fond les deux parties avec leurs préoccupations propres. Or, qui peut connaître Dieu à fond, s’il n’est lui-même Dieu? Jésus l’a dit: «Personne ne connaît le Père, si ce n’est le Fils.» (Mathieu 11:27) Qui peut aussi connaître l’homme à fond, s’il n’est lui-même un homme? Cela répond au Cur Deus homo? (Pourquoi Dieu s’est-il fait homme?) d’Anselme de Canterbury. Il se fit homme pour pouvoir connaître l’homme à fond.

Jésus seul, parmi tous les prétendants à cette noble dignité ― Mahomet, Bouddha, Confucius ou autre ―, satisfait les conditions pour être le médiateur entre Dieu et les hommes, parce qu’il est le seul qui réunisse deux natures dans sa personne: la divine et l’humaine. En vertu de cette double nature, il peut se tenir entre Dieu et l’homme, pour les réconcilier.

Le poète latin Térence eut à dire: «Je suis homme, et rien de ce qui est humain ne m’est étranger.» Jésus peut aussi faire cette affirmation, car il est homme. Mais si tout homme peut se retrouver dans la déclaration de Térence, remarquez que Jésus seul peut dire: «Je suis Dieu, et rien de ce qui est divin ne m’est étranger.» L’Apôtre Paul pouvait dire de lui: «En lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité.» Ce qui veut dire que tout en étant pleinement homme, il était aussi pleinement Dieu.

Il était né en ce monde, mais «son origine remonte aux jours de l’éternité.» (Michée 5:1) Nous l’écoutons dans un des grands témoignages qu’il a rendus à sa personne dans l’Évangile de Jean (8:23) : «Et il leur dit: ‘Vous êtes d’en bas; moi, je suis d’en haut, vous êtes de ce monde; moi, je ne suis pas de ce monde.’» Aucun des leaders des grandes religions du monde ― qu’il s’agisse de Mahomet, de Bouddha ou de Confucius ― n’a osé faire une telle déclaration, car ils savaient qu’ils n’étaient que des hommes, et qu’ils n’en savaient pas plus sur Dieu que le reste des hommes. Aucun n’osait dire, à l’instar de Jésus: «Je suis le chemin, la vérité et la vie: nul ne vient au Père que par moi.» (Jean 14:6)

Ah! Mon ami, si Jésus, à la face de ses ennemis mêmes a osé faire de telles déclarations ― des déclarations absolues, ahurissantes ― il n’y a que deux possibilités: ou bien il mentait ― dans ce cas il est un malade mental qui ne mérite pas qu’on lui accorde la moindre importance; ou bien il est véritablement ce qu’il prétend être ― auquel cas votre destinée éternelle dépend de ce que vous aurez fait de lui. Il est cette «pierre angulaire choisie, précieuse», que Dieu a mise en Sion. «Celui qui croit en elle ne sera point confus.» (1 Pierre 2:6)

Vous avez besoin d’un médiateur aujourd’hui pour défendre votre cause devant Dieu. Nous tous, nous portons un très lourd fardeau ― celui de nos péchés. La Bible dit: «Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous.» (1 Jean 1:8) Nous avons tous donc besoin d’un avocat pour plaider quotidiennement notre cause devant Dieu. Dans le prochain chapitre de la même épître (2:1), nous lisons ceci: «Si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ, le Juste.» Le sentiment de votre culpabilité vous ronge comme une gangrène. Vous ne le savez pas peut-être; c’est pourquoi vous cherchez la paix avec tant de frénésie dans des choses qui ne vous satisferont jamais. Le repos, la paix que vous cherchez est en Jésus-Christ.

Non seulement vous avez besoin quotidiennement que le médiateur paraisse devant la face de Dieu pour défendre votre cause, mais aussi ― ce qui est encore plus important ― vous aurez besoin de ce médiateur au jour du jugement. La Bible dit qu’ «il est réservé aux hommes de mourir une fois, après quoi vient le jugement.» (Hébreux 9:27) Le temps viendra où vous serez laissé seul dans le froid tombeau, et seul vous comparaîtrez devant votre Juge. Que ferez-vous alors sans Christ? Il veut être votre Avocat qui montrera au Père ses mains, ses pieds et son côté percés pour vous. Ce qui est merveilleux, c’est que cet Avocat offre ses services gratuitement, et vous les obtenez sur simple demande de votre part: «Quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.» (Romains 10:13) Ne voudriez-vous pas aujourd’hui même dire à Jésus: «Je te prends aujourd’hui pour mon Sauveur, mon Défenseur, mon Médiateur, mon Avocat. Je me confie entièrement en toi pour mon salut éternel?» Puissiez-vous le faire en cet instant même !

Hubermann Larose,
Assistant Pasteur

 


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