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Food For Your Soul

by Reverend Hubermann Larose


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Le Salut: Ce Qu’Il Est, et Comment L’Obtenir

Mais, lorsque la bonté de Dieu notre Sauveur et son amour pour les hommes ont été manifestés, il nous a sauvés, non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde… (Tite 3 : 4-5)

Le mot « salut » est l’un de ces mots dont le sens échappe à la plupart des gens que nous côtoyons aujourd’hui. L’idée qu’évoque ce mot dans l’esprit d’une personne qui n’est pas familière au langage évangélique (ou biblique) est celle d’une salutation, comme par exemple: « Salut, mon camarade ! » Mais qu’est-ce qu’on veut donc dire quand, par exemple, on aborde quelqu’un sur la question du salut de son âme, et qu’on lui demande s’il est sauvé ou non. En d’autres termes : qu’est-ce que le salut ? Que signifie être sauvé ?

Le salut, c’est la délivrance d’une situation périlleuse, d’un danger qui pourrait vous coûter la vie : un enfant est tombé dans un puits, quelqu’un est descendu dans le puits pour en remonter avec lui ; cette personne a sauvé l’enfant. Un bateau a fait naufrage, et vous ne savez pas nager ; quelqu’un vous a aidé à grimper sur une épave du navire, jusqu’à ce que des secours soient arrivés, cette personne vous a sauvé. Quand on dit donc salut, on voit immédiatement un danger qui menaçait celui qui a été sauvé. Donc la notion de salut est inséparable de celle de danger, et même de danger mortel.

Quand donc Tite 3 : 5 dit que Dieu nous a sauvés, la question qui vient immédiatement est celle-ci : « De quoi ? » La Bible est abondamment claire sur ce point. Jean 3 : 16, l’un des versets les plus connus de la Bible, nous dit de quoi Dieu nous a sauvés : «Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. » « Ne périsse point », c’est cela le danger dont Dieu a voulu sauver les hommes, quand il décida d’envoyer son Fils dans le monde. C’est la possibilité d’une perdition éternelle, qui consiste non seulement dans la séparation éternelle d’avec Dieu (alors que nous sommes faits pour vivre en communion avec lui, aussi vrai que le poisson est fait pour vivre dans l’eau), mais aussi dans cette réalité épouvantable qu’est l’enfer – réalité que la Bible décrit au moyen des expressions les plus diverses : « châtiment éternel », « feu éternel », « là où il y aura des pleurs et des grincement de dents », « là où leurs vers ne mourront point », « lieu de tourments », etc.

Dans le livre de l’Apocalypse, cette réalité prend le nom de « seconde mort » ou d’ « étang de feu. » Décrivant la scène du jugement dernier – de ces grandes assises auxquelles comparaîtront les hommes de toutes les générations depuis Adam jusqu’au dernier homme qui soit né sur cette planète – l’apôtre Jean écrit ce qui suit :

Puis je vis un grand trône blanc, et celui qui était assis dessus. La terre et le ciel s’enfuirent devant sa face, et il ne fut plus trouvé de place pour eux. Et je vis les morts, les grands et les petits, qui se tenaient devant le trône. Des livres furent ouverts. Et un autre livre fut ouvert, celui qui est le livre de vie. Et les morts furent jugés selon leurs œuvres, d’après ce qui était écrit dans ces livres. La mer rendit les morts qui étaient en elle, la mort et le séjour des morts rendirent les morts qui étaient en eux; et chacun fut jugé selon ses œuvres. Et la mort et le séjour des morts furent jetés dans l’étang de feu. C’est la seconde mort, l’étang de feu. Quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie fut jeté dans l’étang de feu. (Apocalypse 20 : 11-15)

Un étang de feu n’est pas un endroit où l’on pensera à faire même un séjour de quelques secondes. Or, voilà que l’Apocalypse (21 :15) dit que certains y seront jetés ; et cinq versets plus hauts, ce même livre nous dit qu’il n’y aura aucune possibilité de s’en sortir, car « ils seront tourmentés jour et nuit aux siècles des siècles. » (20 :10)

On mesure ordinairement un salut à la grandeur du danger dont une personne a été délivrée. Plus le danger est grand, plus grand est le salut. Or, l’Épître aux Hébreux (2 : 3) qualifie le salut que Dieu accorde en Jésus-Christ de « si grand salut » (« Comment échapperons-nous, si nous négligeons un si grand salut ? ») Ce salut est extraordinairement grand parce que le danger dont Dieu nous a retirés, nous qui sommes sauvés – en l’occurrence l’étang de feu – est aussi un danger extraordinairement grand. Ceux qui nient l’existence de l’enfer ne font, en réalité, que déprécier le salut et rabaisser le prix auquel Christ nous l’a acquis.

Mais le passage de l’Apocalypse ne nous montre pas seulement de quoi Dieu nous sauve, mais aussi ce en quoi le salut consiste. Le salut, c’est le fait d’avoir son nom écrit dans le livre de vie. Dans la minute où quelqu’un se repent de ses péchés, se tourne vers Dieu par Jésus-Christ, son nom est immédiatement écrit dans le livre de vie. Il est sauvé pour l’éternité.

Mais, comment obtenir quelque chose d’aussi nécessaire ? Je me bornerai à vous montrer seulement deux conditions à remplir pour obtenir le salut.

1. La première, c’est qu’il faut réaliser qu’on est réellement en danger. Quand un ouragan frappe, les seules personnes qui vont chercher refuge sont ceux qui savent qu’ils sont en danger de mort de par la position de leurs maisons, la solidité de celles-ci, et aussi la force de l’ouragan. De même aussi, les seules personnes qui vont chercher refuge en Jésus-Christ sont ceux qui reconnaissent qu’ils ne pourront pas résister au jour du jugement. Alors, ils se réfugient à l’ombre de la croix de Jésus-Christ.

Quand le sentiment du danger est là, le pécheur est alors anxieux de savoir ce qu’il faut faire pour être sauvé ; d’où la question angoissée des Juifs après le vibrant discours de Pierre, le jour de la Pentecôte : « Hommes frères, que ferons-nous ? » (Actes 2 : 37). Il en fut de même du geôlier de Philippes qui se jeta tout tremblant aux pieds de Paul et Sillas, pour leur demander : « Seigneurs, que faut-il que je fasse ? »

C’est alors que surgit la réponse, claire, simple et précise : « Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta famille. » (Actes 16 : 31)

2. C’est la deuxième condition qu’il faut réaliser pour être sauvé ; il faut croire au Seigneur Jésus. Croire au Seigneur Jésus implique au moins trois choses :

a) D’abord reconnaître que l’on est pécheur et perdu, c’est-à-dire séparé de Dieu dans cette vie (c’est ce que la Bible appelle la mort spirituelle) et appelé à être éternellement séparé de lui, si l’on n’est pas réconcilié avec lui par Jésus-Christ.

b) Ensuite réaliser que Jésus-Christ – lui qui n’a point connu de péché – a été fait péché pour nous à la croix, c’est-à-dire qu’il a porté sur lui les péchés de tous les hommes, recevant à notre place le châtiment que nous méritions, en sorte que Dieu peut nous pardonner sans enfreindre sa propre loi : « le salaire du péché, c’est la mort. » Christ étant mort pour nous, c’est-à-dire à notre place, Dieu peut, en toute justice, nous accorder son « don gratuit [qui est] la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur. » (Romains 6 : 23)

c) Croire implique enfin que l’on obéisse à ce que Dieu dit, si absurde que cela vous paraisse. Il y a des gens aujourd’hui qui iront en enfer justement parce qu’au lieu d’accepter la solution de Dieu au problème de leur péché, ils se dépensent en raisonnements de toutes sortes. « La prédication de la croix, dit Paul, est une folie pour ceux qui périssent ; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est une puissance de Dieu. » (1 Cor. 1 :18) Dieu nous dit de mettre notre entière confiance en Jésus-Christ pour notre salut. Il nous dit de faire dépendre notre salut éternel uniquement du sacrifice expiatoire de son Fils sur la croix. Quand on fait cela, on est sauvé pour l’éternité ; son nom est écrit dans le Livre de Vie. Aussi simple que cela !

Ami, qui lisez ces lignes, il ne me reste plus qu’à vous dire que le salut de votre âme dépend d’une décision que vous devez prendre dans cette vie, pendant que vous avez encore le souffle dans vos narines. Si la mort – je veux dire la mort physique – vous surprend dans votre état de mort spirituelle, vous serez irrémédiablement perdu ; vous connaîtrez la « seconde mort » qui n’est autre que l’étang de feu et soufre, ce feu qui ne s’éteint jamais. Saisissez le salut de Dieu en Jésus-Christ maintenant même, car il est écrit : « C’est maintenant le temps favorable, c’est maintenant le jour du salut. » (2 Corinthiens 6 :3)

Hubermann Larose,
Assistant Pasteur

 


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