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Food For Your Soul

by Reverend Hubermann Larose


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L’Endurcissement du Cœur

Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs. » (Hébreux 3 :7-8)

J’ai lu l’histoire d’un homme qui s’était rendu à une morgue pour identifier un cadavre. C’était en plein été ; il faisait très chaud, et, comme dans ce pays les coupures de courant étaient plutôt la règle que l’exception, il régnait dans la morgue une odeur insupportable, lourde, et nauséabonde.

A la grande surprise du visiteur, le gardien était occupé à étendre du beurre d’arachide sur son pain, sans paraître le moins du monde incommodé par l’odeur. Il mangeait de bon appétit. Avant de quitter ce lieu, le visiteur ne put s’empêcher de lui demander :

« Monsieur, l’odeur ne vous dérange pas ? »
« Oh non ! » répondit le gardien. « Je suis là depuis plus de vingt ans ; je ne sens plus rien. » Puis il ajouta : « Mon nez est mort ! »
Cette anecdote est une belle illustration de l’endurcissement, cet état de cœur qui rend la personne qui y est parvenue insensible à toute action de Dieu dans sa vie et sourde à Sa voix.

La Première chose qu’il faut souligner à propos de l’’endurcissement, c’est qu’il est à la fois un processus et un aboutissement. Un homme ne devient pas endurci du jour au lendemain. C’est, comme on dit, « petit à petit » que « l’oiseau fait son nid. » Par exemple, le cor (cette protubérance rugueuse qui se forme sur l’orteil et qui fait si mal) n’apparaît pas en un seul jour. Il en est de même de l’endurcissement du cœur.

Celui qui est endurci ne l’a donc pas toujours été. Il fut un temps où son cœur était encore sensible à la voix de Dieu, lui parlant soit au travers de sa conscience, soit par Sa parole inspirée (la Bible), soit par la bouche d’un de Ses messagers. Mais petit à petit, cet homme ferme ses oreilles, jusqu’à ce qu’un beau jour, il n’entend plus rien, non parce que la voix s’est tue, mais parce que ses oreilles —exactement comme le nez du gardien de la morgue —sont mortes, étant devenues incapables de réagir à la voix de Dieu.

La deuxième chose qu’il importe de souligner à propos de l’endurcissement, c’est qu’il est un acte volontaire, un choix délibéré. C’est un système de défense sciemment mis en place par celui qui veut exclure Dieu de sa vie. L’endurci se barricade derrière un ensemble de justifications, d’excuses, de prétextes : soit qu’il vous dise qu’il n’a pas de temps, soit qu’il mette en question l’autorité de la Bible en tant que parole révélé de Dieu ; soit qu’il trouve un écueil dans l’existence de la souffrance et du mal qu’il estime incompatible avec l’existence d’un Dieu tout-bon et tout-puissant ; soit qu’il rende la diversité des religions ou des sectes responsable de son incrédulité, et que sais-je encore ?… Il s’appuie sur ces choses pour rejeter Dieu et nier jusqu’à son existence. Entre-temps, le cœur se ferme toujours plus, perd de sa sensibilité, jusqu’à devenir un cœur de pierre, totalement imperméable, un cœur sur lequel la parole de Dieu glisse comme de l’eau sur du marbre.

Mais le pire dans tout cela, c’est que Dieu, au bout du compte, se met de la partie pour endurcir le cœur de celui qui s’obstine dans son endurcissement. Par exemple, dans le livre de l’Exode, il est rapporté six fois que Pharaon endurcit son cœur. A partir d’Exode 9 :12, ce n’est plus Pharaon qui endurcit son cœur, mais « L’Éternel endurcit le cœur de Pharaon ». Dieu a, en quelque sorte, abandonné Pharaon à sa folie. Il agit de même à l’endroit de tous ceux qui lui ferment volontairement leurs cœurs : « Puisqu’ils ne se sont pas souciés de connaître Dieu, Dieu les a livrés à leur sens réprouvé… » (Rom. 1 :28).

Puisque l’endurcissement est un processus et un acte volontaire, il est possible d’y mettre un terme, d’en arrêter la progression par un acte de repentance qui implique un abandon de notre volonté rebelle. C’est ce que signifie cet appel du Saint-Esprit dans l’Épitre aux Hébreux 3 : 8 : « Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas votre cœur. »

L’auteur de cette épitre montre que, pour celui qui se décide à mettre un terme à son endurcissement, la porte de la grâce est encore largement ouverte, « aussi longtemps qu’on peut dire: Aujourd’hui! » (Hébreux 3 :13). Mais personne ne sait quand on ne pourra plus dire : « Aujourd’hui », et demain ne nous appartient ; car demain sera trop peut-être tard. Qui sait si cet acte de rejet de Dieu, d’endurcissement de votre cœur à Sa parole, ne sera pas la goutte d’eau qui fera déverser le vase de Sa colère sur vous, vous abandonnant à votre incrédulité, endurcissant à Son tour ce cœur rebelle qui est le vôtre.

C’est pourquoi, le temps qu’il faut ouvrir votre cœur à Jésus-Christ, d’obéir à la voix de l’Esprit de Dieu qui vous attire à Christ, c’est aujourd’hui ! Répondez donc sans tarder à la voix de Dieu, ouvrez-lui la porte de votre cœur, et pour vous s’accomplira la parole d’Apocalypse 3 :20 : « Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi. »

Hubermann Larose,
Assistant Pasteur

 


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