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Food For Your Soul

by Reverend Hubermann Larose


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Vertueux, mais Perdu – (Luc 18 :9-14)

Est-ce qu’un homme de bien, un homme vertueux peut être perdu ? C’est une question à laquelle plus d’un hésite aujourd’hui à donner une réponse claire et catégorique. Nous vivons à une époque où les vérités fondamentales de l’Écriture, en ce qui a trait au salut des pécheurs, sont ignorées ou minimisées.

La doctrine évangélique a toujours enseigné que le salut ne dépend pas des œuvres, mais de la grâce que Dieu fait à ceux qui mettent leur confiance uniquement dans ce que Jésus a accompli sur la croix. Mais aujourd’hui, il semblerait qu’il y ait un autre évangile ; que Dieu aurait changé les règles ; qu’il aurait décidé à admettre au ciel des hommes et des femmes qui ont fait beaucoup d’efforts pour obtenir le salut.

Dieu serait tout simplement injuste, s’il refusait le ciel à quelqu’un qui, pendant toute son existence sur la terre, a mené une vie pieuse, respectable et charitable ; à quelqu’un qui a toujours rempli ses devoirs religieux : baptisé, communié, confirmé, toujours présent aux offices religieux, lisant sa Bible et ayant le nom de Dieu constamment à la bouche. Dieu n’a pas d’autre choix que d’accepter dans son ciel quelqu’un d’aussi recommandable. L’enfer, c’est pour les criminels, les assassins, les drogués, les drug dealers, les prostituées, les voleurs. Mais, quant à un homme de bien, qu’est-ce qui peut lui arriver, si ce n’est d’aller au ciel ?

Eh bien, mon ami (e), la parabole du pharisien et du publicain s’inscrit en faux contre ceux qui pensent que leurs bonnes œuvres peuvent leur mériter le ciel. Dans cette parabole, le Seigneur décrit deux hommes qui vont au Temple pour prier : l’un est pharisien —le meilleur des hommes ; l’autre est publicain —le pire des hommes, dans la société du temps de Jésus. Mais leurs prières ont un résultat tout à fait surprenant : le publicain est justifié, tandis que le pharisien est condamné. Le pharisien, avec tout son éventail de bonnes œuvres, est retourné chez lui aussi séparé de Dieu qu’un pécheur peut l’être.

Essayons de comprendre pourquoi un homme aussi vertueux est passé à côté du ciel, et n’y est pas entré.

  1. IL EST JUSTE A SES PROPRES YEUX. C’est ce qu’on appelle un « propre-juste ». Il y en a plein dans le monde. Ces gens se comparent aux autres, au lieu de se comparer à Dieu : « O Dieu, je te rends grâce de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes… ou comme ce publicain… », dit le pharisien dans sa prière fanfaronne (Luc 18 :11).Tant que nous nous comparons aux hommes, nous pouvons nous sentir moralement supérieurs à certains pécheurs. Mais, c’est quand nous examinons notre vie à la lumière de la parfaite sainteté de Dieu que nous réalisons à quel point nous sommes dépravés. C’est ce que montre Esaïe 65:4 : « Nous sommes tous comme des impurs, et toute notre justice est comme un vêtement souillé ».
  2. IL N’EST PAS REPENTANT. Le Pharisien n’a rien à se reprocher. Il est comme ce joueur de baseball qui admit que la seule faute qu’il puisse se rappeler avoir commise fut, dans un instant de colère, de frapper son bâton de baseball contre un mur, et de le briser. A part cela, il est un saint. Mais, oui !Sans la repentance, il est impossible d’être sauvé, car le salut est accordé uniquement au pécheur qui se repent et croit. Sa repentance lui fait réaliser son état et son besoin de pardon; sa foi lui fait accepter la provision de Dieu pour son salut : Christ cloué au bois de la croix.
  1. IL COMPTE SUR SES BONNES ŒUVRES. Pour un tel homme, ses bonnes œuvres pèseront plus lourd dans la balance de la justice de Dieu que ses mauvaises œuvres. Cette conception païenne du salut trahit une triple ignorance : ignorance du degré de notre culpabilité devant Dieu, ignorance de la parfaite sainteté de Dieu, et ignorance de l’exigence de Dieu pour entrer au ciel.

Très peu de gens réalisent qu’il faut être parfait pour entrer au ciel. Et comme c’est le cas, il n’y a que deux possibilités : ou bien vous êtes parfait en vous-même et par vous-même —ce qui n’existe pas, car « tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Romains 3: 23); ou bien vous recevez, par la foi, la justice parfaite de Christ. Christ vous couvre de son vêtement de justice. Il crédite, pour ainsi dire, votre « compte moral » de sa richesse infinie de justice, de sainteté. Et ainsi, de pauvre que vous étiez moralement devant Dieu, vous devenez riche, grâce à ce transfert de vertu (de justice) parfaite, du « compte » de Jésus-Christ au vôtre.

On est sauvé, justifié par grâce et non par les œuvres ! (Ephésiens 2:8). Et Dieu ne fera aucune exception, pas même pour Mère Teresa !

La leçon centrale qui se dégage de la parabole, c’est que le salut n’est pas une transaction commerciale. Dans une transaction commerciale, vous donnez votre argent, et l’on vous livre une marchandise. C’est donnant-donnant. Dans le salut, la marchandise est gratuite : « Vous tous qui avez soif, venez aux eaux, Même celui qui n’a pas d’argent! Venez, achetez et mangez, Venez, achetez du vin et du lait, sans argent, sans rien payer! » (Esaïe 55: 1). Le salut est gratuit —pour vous et pour moi, bien entendu ; mais pas pour celui qui en a fait les frais sur la croix. Vous n’avez rien à payer, car lui, il a déjà payé le prix.

Donc, peu importe à Dieu le mal que vous avez fait. Il vous sauvera, si vous êtes disposé à accepter Jésus-Christ comme votre Sauveur personnel. D’un autre côté, peu importe à Dieu le bien que vous faites. Vous irez en enfer, si vous ne venez pas à la croix dans la repentance et dans la foi.
Dieu a décidé d’accorder le salut à quiconque croit au Seigneur Jésus-Christ, c’est-à-dire qui se confie dans Ses seuls mérites pour son salut éternel. Mais quiconque ne croit pas en lui, c’est-à-dire s’appuie sur ses bonnes œuvres pour entrer au ciel, sera condamné. Je vous en supplie, acceptez la grâce que Dieu vous offre aujourd’hui, et par laquelle, seule, vous pouvez être sauvé.

Hubermann Larose,
Assistant Pasteur

 


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