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Food For Your Soul

by Reverend Hubermann Larose


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L’Homme Sans Habit De Noces – (Mathieu 22 :11-14)

L’histoire de l’homme sans habit de noces est une addition de Jésus lui-même à la parabole des noces. La parabole eût été complète en elle-même sans cette addition ; mais nous voyons une grande sagesse dans l’addition de cette histoire, tellement les enseignements qu’elle contient sont salutaires pour notre âme.

Il est question dans la parabole d’un roi qui fit des noces pour son fils. Il envoya ses serviteurs appeler les conviés ; « mais ils ne voulurent pas venir. » (Mat. 12:3) Pensant qu’il y avait peut-être un malentendu, le roi envoya d’autres serviteurs avec un message plus précis et plus pressant : « Dites aux conviés: Voici, j’ai préparé mon festin; mes bœufs et mes bêtes grasses sont tués, tout est prêt, venez aux noces. » (Mat. 12:4) La réponse, cette deuxième fois, fut tout aussi négative. Certains ont tout simplement méprisé l’invitation. D’autres ont réagi de façon plus hostile, usant de violence pour manifester leur haine pour le roi et son fils. Mais ce roi, qui ne sort jamais perdant d’aucune situation, décida d’ouvrir les portes de la salle des noces à des gens moins qualifiés que les premiers. Les serviteurs du roi « allèrent dans les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, méchants et bons, et la salle des noces fut pleine de convives. »

Tout allait bien, jusqu’à ce que le roi décidât de faire une petite visite dans la salle des noces pour voir ceux qui étaient à table —peut-être pour leur souhaiter la bienvenue. C’est alors qu’il remarqua « un homme qui n’avait pas revêtu un habit de noces. » (v. 11) Le roi vit dit à cet homme: « Mon ami, comment es-tu entré ici sans avoir un habit de noces ? » (v. 12) L’homme ne sut que répondre. En effet, il n’avait aucun moyen de justifier le fait qu’il était sans habit de noces. Il ne pouvait pas dire : « Je suis trop pauvre, je ne pouvais pas me le payer », car l’habit était offert gratuitement. La seule explication que cet homme pouvait donner était qu’il estimait ses propres habits assez convenables pour le festin. Alors le roi prononça cette sentence contre lui : « Liez-lui les pieds et les mains, et jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents. » (v. 13)

Ce que Jésus veut nous enseigner par là, c’est qu’il y a une façon d’approcher Dieu qui ne mène qu’à la perdition éternelle, si pieuse et si religieuse qu’elle paraisse. « Telle voie paraît droite à un homme, mais son issue, c’est la voie de la mort », disent les Proverbes (14:12).

Nous voyons cette façon d’approcher Dieu dans le jardin d’Éden. Après qu’Adam et Eve eurent péché, ils reconnurent qu’ils étaient nus, et ils prirent des feuilles de figuier pour se faire des ceintures. Dieu, de son côté, fit pour eux des vêtements de peaux et les en revêtit. Ce geste de l’Éternel revêt une triple signification :

• Il proclame d’abord l’inadéquation, l’insuffisance de nos efforts pour couvrir notre nudité spirituelle devant Dieu.

• Il enseigne ensuite que le seul vêtement qui couvrira efficacement notre nudité spirituelle est celui que Dieu lui-même nous fournira, et non celui que nous nous procurerons.

• Il enseigne enfin que ce vêtement ne peut nous être procuré qu’au prix du sacrifice d’une innocente victime ; car la peau dont les habits étaient faits provenait d’animaux ― peut-être des agneaux ― que Dieu avait tués.

Ainsi en est-il jusqu’aujourd’hui : notre vêtement de justice est donné par un autre ― « l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde. » (Jean 1:29)

Il y a donc deux moyens d’approcher Dieu : couvert par sa propre justice ou couvert par la justice de Dieu, c’est-à-dire Jésus-Christ lui-même. Le premier moyen est aussi inefficace que le furent les feuilles de figuier pour couvrir la nudité d’Adam et d’Eve. Le second moyen est le seul agréé par Dieu, parce que fourni par lui. Quand nous sommes couverts par le vêtement de justice de Christ, Dieu ne nous voit pas ; il voit Jésus-Christ. Il nous accueille comme il accueille son Fils. Il met en nous la même affection qu’il met en lui.
L’approche de l’homme pécheur pour couvrir sa nudité spirituelle devant Dieu a toujours été pareille à celle d’Adam et Eve dans le jardin : des feuilles de figuier, leur propre justice, leurs propres bonnes œuvres… L’apôtre Paul dit dans l’Épître aux Romains quelque chose qui concerne les Juifs, mais qui concerne aussi beaucoup parmi nous aujourd’hui: « Ne connaissant pas la justice de Dieu, et cherchant à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu. » C’est le cas pour l’homme de la parabole qui préférait son propre habit à l’habit de noces du roi, peut-être par orgueil ou par arrogance.
Et quel sort eut-il ? Quel était sa fin ? « Liez-lui les pieds et les mains, et jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents » (Mat. 22 : 13) « Les ténèbres du dehors », « là où il y aura des pleurs et des grincements de dents » sont des périphrases de l’ENFER — ce lieu redoutable et épouvantable où vont ceux qui, au lieu de revêtir la justice de Christ, l’habit de noces fourni par Dieu, trouvent plus convenable leur propre habit, leurs propres bonnes œuvres.
Il est important de noter que cet homme qui fut jeté dans les ténèbres du dehors n’était pas indifférent à l’invitation du roi, pas plus qu’il n’était dans la catégorie des ennemis qui usèrent de violence contre les envoyés du roi. Il n’était pas au nombre des mécréants, car il avait répondu à l’invitation et était entré dans la salle des noces. Il en ainsi de plusieurs qui ont fait quelque chemin dans le royaume de Dieu, dans l’Église. A les voir, on les prendrait pour des croyants authentiques ; mais Dieu qui connaît les cœurs sait que ces gens n’ont jamais revêtu l’habit de noces qu’il leur offre gratuitement en Jésus-Christ. Ces gens ont « l’apparence de la piété, mais ils renient ce qui en fait la force. » (2 Tim. 3 :5)
Je vous conseillerais d’examiner vos voies pour savoir si vous êtes revêtus de l’habit de noces fourni par Dieu ou si vous vous contentez de vos haillons que constituent les soi-disant bonnes œuvres que vous faites dans votre vie (Esaïe 64:5). Les perdus, ce ne sont pas seulement ceux qui se rebellent ouvertement contre Dieu. On peut bien répondre à l’appel de Dieu, mais malgré tout être jeté dans les ténèbres du dehors. Puissiez-vous penser à cela et agir en conséquence, avant qu’il ne soit trop tard !

Hubermann Larose,
Assistant Pasteur

 


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