come-and-see

Food For Your Soul

by Reverend Hubermann Larose


If you want to read this text in English Click Here!


L’Ami Du Pécheur et Du Péager

« Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. » (v. 13) – (Mat. 9 : 9-13)

Nous avons ici ce que nous pouvons considérer comme « l’Énoncé de Mission » de Jésus en venant dans le monde. L’occasion de l’énonciation de cette mission est un repas auquel Jésus fut invité avec ses disciples. Bien que le texte grec soit vague sur l’identité de l’hôte (puisque le verset 10 porte simplement: ἀνακειμένου ἑν τἦ οίκίᾀ, étant à table dans la maison), nous supposons que c’était la maison de Matthieu (appelé aussi Lévi) ―ce que confirme Luc 5 :29 : « Lévi lui donna un grand festin dans sa maison, et beaucoup de publicains et d’autres personnes étaient à table avec eux. »

Nous voyons tout de suite dans quelle intention Lévi (Matthieu) donna ce festin à Jésus : il voulait donner à ses amis, publicains comme lui, l’occasion de rencontrer ce Sauveur bien-aimé, qui l’a accueilli et même appelé à son service, alors que tout le monde le rejetait et le méprisait. Matthieu avait trouvé en Jésus ce que tout l’or du monde ne pouvait lui procurer : le pardon de ses péchés. C’est pour cela qu’il invita les publicains, ces gens assoiffés de pardon et d’amour à venir entendre cet homme qui n’était pas comme les autres, bien qu’il fût infiniment plus saint qu’eux.

Matthieu donc, pour favoriser la rencontre de Jésus avec les péagers et les gens de mauvaise vie, ne leur donna pas rendez-vous dans une synagogue ―ils n’y viendraient jamais !― mais il eut une idée géniale : offrir un festin où il invita Jésus et ses anciens collègues. Quel homme créatif !

Jésus accepta l’invitation. Le verset 10 dit : « Comme Jésus était à table dans la maison, voici, beaucoup de publicains et de gens de mauvaise vie vinrent se mettre à table avec lui et avec ses disciples. » Se mettre à table avec quelqu’un est un signe d’accord, d’entente, de camaraderie, d’amitié avec lui. En acceptant donc de se mettre à table avec les publicains et les gens de mauvaise vie, Jésus voulait dire à tous qu’il était l’ami de ces gens ; qu’il les acceptait, qu’il ne les rejetait pas. Il voulait dire qu’il aime le pécheur, bien qu’il haïsse le péché.

C’est quelque chose que nous autres, les hommes, nous ne faisons. Nous ne distinguons pas entre le pécher et le pécheur. Nous jetons le bébé avec l’eau du bain : nous haïssons et le péché et le pécheur. Mais Dieu, lui, aime le pécheur. Il dit dans Ezéchiel 33:11 : « …Ce que je désire, ce n’est pas que le méchant meure, c’est qu’il change de conduite et qu’il vive. » C’est pourquoi la Bible appelle Dieu le Dieu d’amour. « Dieu est amour. » (1 Jean 4 :8)

Mais l’amour et la patience de Dieu envers les pécheurs nous irritent bien souvent, au lieu de nous réjouir. C’était le cas pour Jonas avec les Ninivites. C’était aussi le cas pour les pharisiens qui observaient. Le fait par Jésus de se mettre à table avec les publicains et les gens de mauvaise vie les offusquaient au possible. C’est ainsi qu’ils se mirent à critiquer Jésus indirectement, en passant par ses disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie? » (verset 10). Jésus, les ayant entendu, leur dit : « Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades (…) Car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »

Est-ce que Jésus voulait dire que les pharisiens n’avaient pas besoin de médecin ? Non ! Mais, dans leur aveuglement, ils croyaient qu’ils étaient corrects. Ils pensaient donc n’avoir pas besoin de Jésus. Il y a des gens comme cela, aujourd’hui. Ils pensent n’avoir pas besoin de Jésus, parce que ça va bien sans lui. J’ai vu un autocollant sur le pare-choc d’une voiture, qui se lisait comme suit : « Né une seule fois, et bien comme ça ! » Cette personne niait ainsi la nécessité de la repentance, de la conversion, de la nouvelle naissance, bref, de Jésus-Christ et de sa mort expiatoire sur la croix.

Pour de tels gens, l’Évangile n’est pas une bonne nouvelle. Si vous dites à un homme en bonne santé qu’on a découvert le remède contre le SIDA, cette nouvelle le laissera sûrement indifférent. Mais, si vous annoncez cette même nouvelle à quelqu’un atteint du virus, et qui contemplait déjà sa mort prochaine, cette personne se mettra à sauter de joie. C’est la même chose pour l’Evangile. Ceux qui se portent bien ―en réalité, ceux qui s’illusionnent en pensant qu’ils se portent bien― n’ont pas besoin de Jésus-Christ.

Mais à vous qui vous reconnaissez comme moralement et spirituellement malades, je voudrais dire que votre cas n’est pas désespéré, parce que le grand Médecin de l’âme vous invite à vous jeter dans ses bras. Et, ce qui est merveilleux, c’est qu’il sauve aujourd’hui comme il le faisait jadis. La Bible dit que « Jésus est le même hier, aujourd’hui et éternellement. » (Hébreux 13 :7) Il accueille aujourd’hui encore les gens de mauvaise vie : voleurs, prostituées, homosexuels, personnes accrochées à la drogue, délinquants sexuels, et j’en passe.

Mon ami(e), venez à ce Médecin qui a réussi à faire ce qu’aucun programme de réhabilitation n’a pu faire ! Vos péchés vous font-ils prendre vous-même en dégoût ? Ne commettez pas l’erreur de prêter l’oreille à la voix de Satan qui vous dit de vous suicider. Apportez à Jésus votre être meurtri, défiguré par le péché. Vous serez étonné de ce qu’il fera de vous. Il est le plus grand réparateur de vies qui soit. Venez à lui, tels que vous êtes ! Dites-lui : « Jésus, je n’en peux plus. J’ai assez souffert des conséquences de mes péchés. Je suis malade moralement et spirituellement ! Guéris-moi, délivre-moi ! » Et il le fera certainement. Accourez à ce Sauveur qui vous aime !

Hubermann Larose,
Assistant Pasteur

 


If you want to read this text in English Click Here!