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by Reverend Hubermann Larose


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Voici L’agneau De Dieu

” Voici l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde. ” (Jean 1: 28-34)(v. 29)

Ainsi parla Jean-Baptiste, le Précurseur du Messie. En tant que tel, le rôle de Jean consistait à annoncer la venue du Messie promis dont l’agneau pascal n’était que l’ombre.

La désignation d’Agneau de Dieu que Jean appliqua à Jésus devait amener à l’esprit au moins deux passages de l’Ancien Testament. Le premier est Esaïe 53:7 où le prophète dit qu’«Il a été maltraité et opprimé, et il n’a point ouvert la bouche, semblable à un agneau qu’on mène à la boucherie, à une brebis muette devant ceux qui la tondent; il n’a point ouvert la bouche. »

L’autre passage est Exode 12, où sont relatées les instructions communiquées aux Israélites concernant l’immolation d’un agneau mâle, sans défaut, et âgé d’un an. Ils devaient prendre son sang et le mettre sur les poteaux et sur le linteau des maisons où ils mangeaient l’agneau. Le sang sur les poteaux et sur le linteau était un signe qui indiquerait à Dieu d’épargner le premier-né dans la maison ainsi marquée.

Ce que nous savons de Jésus-Christ et ce qui est dit de l’Agneau pascal en Exode 12 nous autorise à dire que l’agneau pascal était un type de Jésus-Christ, l’Agneau de Dieu. En d’autres termes, l’agneau pascal préfigurait quelque chose de plus grand qui trouverait sa vraie signification et son accomplissement en Jésus-Christ. L’apôtre Paul, faisant une allusion directe à l’agneau pascal, dit en 1 Cor. 5 : 7b: « Christ, notre Pâque [ou notre Agneau Pascal] a été immolé. »

Cela appelle naturellement une comparaison entre l’agneau pascal et Jésus, l’Agneau de Dieu. Nous nous appliquerons à mettre en lumière seulement deux des caractéristiques de l’agneau pascal, en l’occurrence l’absence de défaut et la valeur rédemptrice de son sang, pour établir, dans chaque cas, un parallèle avec Jésus, l’Agneau de Dieu.

I. L’ABSENCE DE DÉFAUT

En Exode 12:5, l’Éternel dit aux Israélites par la bouche de Moïse que l’agneau pascal devait être sans défaut: « Ce sera un agneau sans défaut. » Le défaut en question était seulement d’ordre physique. L’agneau pascal devait être libre de toute infirmité : il ne devait pas être aveugle ou boiteux, ou avoir des taches ou des plaies. Il devait être physiquement parfait.

Cette perfection physique exigée de l’agneau pascal préfigurait la perfection morale qui allait caractériser Jésus, l’Agneau de Dieu. Jésus était, en effet, sans défaut moral; il était l’homme parfait, le seul qui n’ait jamais eu besoin de confesser le moindre péché, car il n’en avait aucun. Il lança ce défi à ses ennemis: « Qui de vous me convaincra de péché ? » (Jean 8 : 46) Ni ses ennemis ni ses amis ne pouvaient rien trouver en lui qui fût digne de reproche. L’apôtre Pierre, qui avait vécu dans son intimité pendant trois ans, l’appelle « l’Agneau sans défaut et sans tache. » (1 Pierre 1: 18)

Il est véritablement « l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde. » Pour que quelqu’un puisse ôter le péché du monde, il ne doit pas avoir de péché qui lui soit propre, en vertu du fait que seul un homme libre est à même de prendre la place d’un condamné. Christ vécut une vie immaculée, pure et parfaite devant Dieu et devant les hommes. Donc, il est le seul homme qui mérite d’être appelé « l’Agneau de Dieu. » Lui seul pouvait offrir sa vie en sacrifice pour le péché.

II. LA VALEUR REDEMPTRICE DE SON SANG

Pour comprendre ce point, il faut se rappeler les circonstances qui ont amené à l’institution de la Pâque, et conséquemment à l’immolation de l’agneau pascal.

Les enfants d’Israël gémissaient sous l’oppression des Egyptiens pendant quatre cents trente ans. Dieu leur envoya un libérateur en la personne de Moïse avec ce message précis: « Laisse aller mon peuple! » Pharaon méprisa l’ordre de l’Éternel. Pour briser sa résistance, Dieu déploya la puissance de son bras, en frappant l’Égypte de dix plaies. Malgré la désolation causée par les neuf premières plaies, la morgue de Pharaon resta inflexible. L’Éternel dut utiliser l’arme décisive de son arsenal, sa Bombe Atomique: la dixième plaie – la mort de tous les premiers-nés d’Egypte. (Exode 11:1-7)

Les Israélites devaient suivre strictement les consignes qui leur furent donnés pour protéger leurs premiers-nés: ils devaient immoler un agneau mâle, âgé d’un an; ils devaient ensuite prendre de son sang et en badigeonner les deux poteaux et le linteau de la porte de leurs maisons. Dieu dit : « Vers le milieu de la nuit, je passerai au travers de l’Égypte; et tous les premiers-nés mourront dans le pays d’Égypte, depuis le premier-né de Pharaon assis sur son trône, jusqu’au premier-né de la servante qui est derrière la meule, et jusqu’à tous les premiers-nés des animaux. » (Exode 11: 4 – 5)

Mais Dieu promit d’épargner les premiers-nés des maisons des Israélites, si ceux-ci obéissaient aux consignes qui leur furent donnés. «Cette nuit-là, je passerai dans le pays d’Égypte, et je frapperai tous les premiers-nés du pays d’Égypte, depuis les hommes jusqu’aux animaux, et j’exercerai des jugements contre tous les dieux de l’Égypte. Je suis l’Éternel.» (Exode 12: 12)

Cette fois, les Israélites n’étaient pas automatiquement protégés comme ce fut le cas dans certaines des neuf autres plaies. Ils devaient faire preuve de foi et d’obéissance, en suivant les instructions qui leur furent données pour sauver leurs premiers-nés de la destruction. Il y a cette déclaration importante Exode 12 : 13 qui montre la valeur du sang de l’agneau : «Le sang vous servira de signe sur les maisons où vous serez; je verrai le sang, et je passerai par-dessus vous, et il n’y aura point de plaie qui vous détruise, quand je frapperai le pays d’Égypte.»

Le sang de l’agneau pascal avait racheté le premier-né dans chaque maison où ce sang était appliqué sur les poteaux et sur le linteau de la porte. Quand Dieu se présenta devant une maison israélite, il vit que la mort avait déjà visité cette maison ; il la sauta donc (c’est le sens du mot hébreu Pesach = passer par-dessus, sauter). Or, la mort qui avait visité la maison, c’était celle de l’agneau, et non celle du premier-né. L’agneau fut substitué au premier-né ; il subit la mort à sa place. Sa mort était une mort substitutive ; son sang avait une valeur rédemptrice. Puisque le sang de l’agneau était versé, le premier-né pouvait être épargné.

Le parallèle, ici encore, entre l’agneau pascal et Jésus, l’Agneau de Dieu, n’est que trop frappant. Comme dans le cas de l’agneau pascal, Dieu exerce son jugement, non contre l’Égypte cette fois, mais contre la terre entière, car «tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu», et « le salaire du péché, c’est la mort. » Mais Dieu a envoyé son Fils qui fut immolé à la fête de la Pâque juive. Son sang versé, appliqué sur les poteaux et le linteau de la porte du cœur, délivre celui qui est ainsi marqué de la condamnation éternelle. « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. » (Jean 3: 36)

Quand un pécheur est couvert par le sang de Jésus, l’Agneau de Dieu, la justice de Dieu, la vengeresse de sa sainteté (car le péché est, avant tout, une offense faite à la sainteté de Dieu), voit le sang et comprend que la mort a déjà visité ce pécheur. « …Si un seul est mort, tous donc sont morts. » (2 Cor. 5 : 14) Le sang de Jésus a une valeur rédemptrice infinie. C’est pourquoi tous ceux qui croient en lui sont sauvés par l’unique sacrifice qu’il offrit sur le mont du Calvaire.

Je veux terminer, en réitérant une vérité importante que j’ai déjà soulignée concernant l’agneau pascal. C’est que la protection contre la condamnation éternelle n’est pas automatique, tout comme elle ne l’était pas dans le cas de l’agneau pascal. On devait mettre le sang de l’agneau sur la porte de chaque maison israélite. De même aussi chaque personne doit appliquer le sang de Jésus sur la porte de son cœur pour être sauvé de la colère de Dieu. Il est vrai que l’Agneau de Dieu ôte le péché du monde, mais tout le monde n’est pas automatiquement sauvé pour autant. Il faut un acte de foi personnel au sacrifice de Jésus-Christ pour être sauvé de la condamnation éternelle.

Ma question pour vous maintenant, mon ami : Etes-vous couvert par le sang de l’Agneau ? La seule personne à connaître la réponse à cette question, c’est vous. Si vous n’êtes pas sûr, n’aimeriez-vous pas ouvrir votre cœur à Jésus-Christ en ce moment même, et lui demander d’ôter vos péchés ? Puisse Dieu vous aider à le faire!

Hubermann Larose,
Assistant Pasteur

 


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